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Voyager avec le diabète : accumuler les souvenirs, pas le stress

Texte original de Phyllisa Deroze

Voyager est ma passion. Enfant, je chérissais les vacances d’été en famille, ces promenades en voiture pour visiter la parenté. J’ai eu la piqûre du voyage parce que ça me permettait de découvrir des lieux inconnus, de savourer de nouveaux plats et de vivre des moments mémorables. À l’université, je passais des heures sur le Web à planifier des voyages que je ne pouvais pas me payer dans la vraie vie. Aujourd’hui, j’ai la chance de voyager plusieurs fois par an et j’ai visité plus de 10 pays depuis que j’ai reçu mon diagnostic de diabète.

 

C’était angoissant au début. Peu après mon diagnostic, la prise en charge du diabète me semblait si compliquée et rigide que l’idée d’y ajouter des excursions spontanées et des visites touristiques me terrifiait. J’avais peur que la température de mon insuline fluctue durant les longs vols, de manquer de bandelettes-test ou de me retrouver en hypoglycémie dans un lieu inconnu. À force d’essais-erreurs, j’ai établi des stratégies pour voyager avec le diabète. J’espère que mes trucs vous aideront à planifier votre prochain voyage en toute confiance.

 

La meilleure façon pour moi de planifier un voyage et d’en profiter pleinement, c’est d’élaborer des listes. Tout d’abord, je crée une liste d’articles clés à apporter et des tâches à réaliser selon le type de voyage pour lequel je me prépare. Comme je mesure toujours plus souvent ma glycémie en voyage, mes produits de soins sont toujours en tête de liste. Voici les quatre listes de voyage que j’utilise le plus souvent :

  • Court séjour (une semaine et moins) – Si mon séjour est bref, je m’assure surtout d’emporter une quantité suffisante de médicaments, un glucomètre, au moins deux ou trois aliments pour corriger l’hypoglycémie, une carte d’identité médicale et un bracelet d’identité médical. Par chance, un court voyage ne requiert pas plus de planification que celle que j’applique au quotidien.

  • Long séjour (plus d’une semaine) – Quand je dois m’absenter de la maison pour plus d’une semaine, je m’assure avant tout d’avoir amplement assez de médicaments et de bandelettes-test. J’apporte tout ce dont j’aurais besoin pour un court séjour, plus des réserves. Je renouvelle mes ordonnances au besoin et je répartis mes produits dans deux valises au cas où l’une d’elles serait égarée. Je prévois assez de collations pour la première journée et la première nuit, advenant que je ne puisse pas faire le plein en arrivant. Je prends aussi soin d’emporter plus d’une paire de chaussures pour un confort assuré, quelle que soit l’activité.

  • Voyage en avion – Les voyages en avion sont souvent stressants. La peur d’avoir oublié quelque chose, le long processus pour passer la sécurité et les heures pouvant s’écouler avant d’arriver à la porte d’embarquement font en général chuter ou augmenter ma glycémie. Je mets toujours mes produits de soins du diabète dans mon bagage à mains afin d’y avoir accès quand j’en ai besoin; de plus, je suis ainsi assurée qu’ils arrivent à bon port. Je porte aussi un bracelet d’identification gravé pour personnes vivant avec le diabète, car j’ai remarqué que les gens sont plus enclins à m’assister quand ils ont sous les yeux une preuve de mon affection. Comme on m’a déjà demandé de fournir une note du médecin après que j’ai refusé de passer dans l’appareil à rayon X en raison de mon appareil de suivi de la glycémie, j’ai pris l’habitude d’en avoir une avec moi.

  • Voyage à l’étranger – C’est toujours excitant de voyager à l’étranger, mais ça demande une préparation minutieuse. Voici quelques-uns de mes trucs :

    • Quand je me rends dans un pays où la langue m’est étrangère, j’apprends à dire « Je vis avec le diabète » et « Je suis en hypoglycémie ». J’écris aussi ces phrases sur un bout de papier que je garde sur moi.

    • Je prends bien soin de connaître le numéro d’urgence pour le pays en question, car le 911 ne fonctionne généralement pas ailleurs qu’au Canada et aux États-Unis.

    • Je trouve le nom et l’adresse de l’hôpital le plus près du lieu où je vais séjourner.

    • Je demande des repas pour personnes vivant avec le diabète pour mes vols. En plus d’être équilibrés, ceux-ci sont servis en premier, ce qui est idéal pour contrer l’hypoglycémie causée par le stress de tout ce voyagement à l’aéroport.

    • Je sais que les changements à mon alimentation et mes activités ainsi que l’ajustement au décalage horaire ont une incidence sur ma glycémie; je veille donc à la mesurer plus souvent.

       

Au début, je consignais toutes ces listes dans un carnet de notes. Maintenant, je privilégie plutôt des applications sur mon téléphone cellulaire; ainsi, je peux réutiliser mes listes d’une fois à l’autre ou les modifier facilement selon l’évolution de ma routine. Avoir différentes listes selon le type de voyage et apporter des modifications lorsque je me retrouve dans de nouvelles situations se révèle très utile pour garantir le succès de mes voyages. Je vous encourage à réfléchir au type de voyages que vous faites le plus souvent (voyages en train, croisières ou même longs trajets de la maison au bureau).

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