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Gérer son diabète au travail

Il y a de ces journées où on ne sait plus où donner de la tête. Peu importe le domaine de travail, le mot d’ordre est de toujours produire davantage, en moins de temps, et avec moins de ressources. Et la gestion du diabète, dans tout ça?

Stress, urgences et glycémie

On connaît la chanson : le stress rime avec une augmentation du cortisol et fait fluctuer la glycémie.

Et quand vos journées au bureau sont un feu roulant, bien manger, bouger et tester votre glucose sanguin passent vite au second plan... ce qui met votre santé en jeu (donc, paradoxalement, cette sacro-sainte productivité)!

Gare aux obstacles du quotidien!

Chaque journée est une petite course à obstacles. Pour passer au travers, il faut avoir un bon plan.

  • Attention aux oublis! Programmez des rappels (collation, pause, test de glycémie, injection d’insuline…) sur votre ordinateur ou votre téléphone intelligent.
  • Ayez tout votre matériel à portée de main.
  • Gardez avec vous des collations saines, et de quoi parer les crises d’hypoglycémie : jus, comprimé de glucose, etc.
  • Levez-vous et marchez! Au cours de la journée, prenez de courtes pauses pour vous dégourdir les jambes, vous étirer et poser les yeux ailleurs que sur votre écran.

Outre le 9 à 5

Si vous travaillez de nuit ou que votre horaire change d’une semaine à l’autre, votre rythme circadien peut être affecté, ce qui aura un effet domino sur vos sensations de fatigue et de faim, et, de là, sur votre glycémie. Il est donc préférable de la tester plus fréquemment. Assurez-vous de maintenir, autant que possible, des heures de repas et de collations régulières ainsi qu’une bonne routine d’exercice physique.

Une question de droits

À moins d’occuper un poste à risque élevé (policière, pompier, pilote commercial, opératrice de machinerie lourde, etc.), rien ne vous oblige à révéler à votre employeur quelque information confidentielle que ce soit au sujet de votre état de santé.

Sachez qu’un employeur potentiel ne peut refuser de vous engager simplement parce que vous vivez avec le diabète, pas plus que votre employeur actuel ne peut vous discriminer pour cette raison.

La loi vous donne également droit à certaines mesures d’accommodement dites raisonnables, par exemple des pauses pour mesurer votre glycémie ou vous injecter de l’insuline, et un endroit adéquat pour le faire.

Choisir d’en parler

Ce peut être une excellente idée d’expliquer à vos collègues, en gros, ce qu’est le diabète et ce que sa gestion implique au quotidien : bien outillés, ils deviendront vos alliés, et pourront repérer les signes d’hypoglycémie et agir en temps opportun.

En tout temps, restez à l’écoute de votre corps. N’hésitez pas à dire que ça ne va pas ou à demander de l’aide : surmontez ces barrières que sont la gêne, la crainte de déranger ou le désir d’être comme tout le monde!

Bref, quoi qu’il advienne, ne perdez jamais de vue que le plus important, c’est votre santé. Du reste, bien manger, prendre des pauses, demeurer actif et gérer son stress améliorent la productivité de tout le monde : vos collègues – et même vos patrons – auraient donc intérêt à prendre exemple sur vous!

Références:
Diabète Canada, « Employment discrimination & your rights » : http://www.diabetes.ca/diabetes-and-you/know-your-rights/employment-discrimination-your-rights. Consulté le 14 septembre 2017.
Diabète Canada, « Diabetes Canada’s position on employment » : http://www.diabetes.ca/about-cda/public-policy-position-statements/employment. Consulté le 14 septembre 2017.
Diabète Canada, « Diabetes & shift work » : http://www.diabetes.ca/diabetes-and-you/healthy-living-resources/general-tips/diabetes-shift-work. Consulté le 14 septembre 2017.

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