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La valeur inestimable d’un ami vivant lui aussi avec le diabète

Texte original de Christel Oerum


Avez-vous déjà rêvé d’avoir un meilleur ami vivant lui aussi avec le diabète? Imaginez comme il serait merveilleux de rencontrer le copain parfait, quelqu’un qui comprendrait réellement ce que c’est que de vivre avec le diabète au quotidien. Il n’aurait pas à deviner ce à quoi vous pensez : il le saurait tout simplement, car votre réalité serait aussi la sienne.

Le fait est que vous n’êtes pas seul. Nous sommes très nombreux à vivre avec le diabète partout dans le monde. Si vous êtes prêt à rencontrer d’autres personnes et à échanger avec elles sur vos expériences, il y a de bonnes chances que ça vous arrive. Cela signifie toutefois que vous ne pouvez pas garder secret votre diabète et que vous devez maintenir un esprit ouvert quant aux différentes manières de le prendre en charge.

L’amitié idéale entre personne vivant avec le diabète
Être liés par le diabète n’est pas gage d’une véritable amitié à long terme. Alors, pensez-y bien : de quoi avez-vous besoin chez un ami?

Je suis chanceuse de compter plusieurs personnes vivant avec le diabète parmi mes amis. À cette étape de ma vie, je me suis forgé une idée claire de ce qui me convient ou non en amitié. Voici quelques questions à vous poser au moment de devenir amis avec d’autres personnes vivant avec le diabète.
 
Question 1 : Pouvez-vous accepter qu’il existe plus d’une façon de prendre en charge le diabète?
Je crois au libre choix, et j’estime que chacun doit pouvoir déterminer le style de gestion du diabète qui lui convient. Par exemple, si vous utilisez une pompe à insuline, c’est super – discutons de ses avantages. Par contre, si quelqu’un essaie de me forcer à adopter sa solution et refuse d’accepter que je préfère les injections d’insuline, j’aurai du mal à entretenir une amitié avec lui.

De mon côté, je tente de ne pas imposer ma routine aux autres. Avec le temps, j’ai découvert ce qui me convenait, mais ce n’est pas nécessairement pour tout le monde. Je comprends cela, alors je m’efforce de respecter le point de vue de chacun.

De la même façon, vous pourriez être végétalien, ne jurer que par un régime faible en glucides ou préférer opter pour un régime riche en glucides et faible en gras – et c’est très bien. Pour vous. La dernière chose dont on a besoin, c’est d’un nouveau membre à l’escouade des régimes pour personnes vivant avec le diabète.

Question 2 : Pouvez-vous écouter avec empathie?
Savez-vous écouter les autres sans offrir de réponse ou de solution? Parfois, les gens ont besoin d’une oreille attentive, plutôt que de se faire offrir une douzaine de suggestions ou de se faire dire que les choses pourraient être pires. L’empathie peut avoir tout un effet positif sur une relation. Quand vous discutez avec une autre personne vivant avec le diabète, gardez en tête que les choses ne sont pas toujours faciles et qu’on a parfois simplement besoin de se confier.

Bien sûr, il peut s’avérer ardu d’écouter une personne en difficulté sans proposer de solution – moi-même, je travaille là-dessus. Mais je m’efforce toujours d’être à l’écoute parce qu’être un bon ami, c’est aussi cela.

Question 3 : Peut-on parler d’autre chose que du diabète?
Bien entendu, on peut parler du diabète entre amis, mais je souhaite aussi avoir d’autres points en commun avec les miens. Pour une amitié durable, les gens doivent partager plus que leur diabète.

Si vous n’arrivez pas à parler de vos familles, de vos passe-temps, de la nature ou d’autres sujets, peut-on vraiment parler d’amitié? Un ami, ce n’est pas qu’un membre de votre groupe de soutien. Prenez le temps de faire connaissance. S’il est vrai que certaines amitiés sont de véritables coups de foudre, d’autres ont besoin d’un peu plus de temps pour se nouer.

Apprenez à connaître les gens au-delà de leur diagnostic de diabète, et, avec un peu de chance, vous trouverez un bon ami. Sinon, vous pourrez toujours faire partie du réseau de soutien l’un de l’autre.

Question 4 : Pouvez-vous offrir un soutien inconditionnel?
Si un ami vous appelle à cause d’une hyperglycémie tenace ou parce qu’il a oublié ses produits de soins, essayez de ne pas lui faire la morale. Soyez là pour lui, si vous le pouvez, et aidez-le à trouver une solution au problème.

La ligne est mince entre s’ingérer dans les affaires d’autrui et offrir des conseils ou des suggestions constructives en matière de diabète. Quelqu’un qui regarderait les résultats de ma glycémie par-dessus mon épaule et les commenterait, ou qui me suggérerait des changements alimentaires sans invitation, par exemple, serait du côté de l’ingérence.

Les suggestions constructives peuvent, quant à elles, prendre la forme de simple discussion sur une difficulté. Par exemple, vous pouvez me demander si quelque chose me donne du fil à retordre (comme déterminer la dose d’insuline à m’injecter quand je mange de la pizza) et, si je réponds oui, me faire part de vos idées.
 
Vous ne serez pas meilleur ami avec tout le monde

Comme en amitié au sens large, vous pouvez avoir plus d’un ami vivant avec le diabète. Vous serez plus proche de certaines personnes, et c’est normal. Cependant, les amis vivant aussi avec le diabète ont une compréhension unique de votre quotidien. Trouver un ami qui non seulement vous comprend mais comprend également ce que c’est de vivre avec le diabète peut s’avérer une expérience enrichissante.

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